Nouvelles expériences au DOC

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Noël n’est plus très loin et l’on commence à le ressentir. Tout le monde parle de la « Christmas party », événement important (se déroulant avant les vacances de Noël) qui permet à la communauté de se retrouver autour de pièces de théâtre, chorales et autres petits concerts sans oublier le traditionnel barbecue… Ambiance sympa, surtout après avoir chanté l’hymne du DOC devant toute la communauté (voir texte en bas de page), et sentiment de faire un peu plus partie de la grande famille de Stewart Island. Même si nous ne partageons pas le même engouement pour les saucisses au goût quelque peu synthétique !

Suite à ces événements, deux semaines de travail un peu différentes du reste sont à venir. Camille retourne d’abord sur Ulva Island pour continuer le travail sur les Robins (cf. article Ulva Island). Au programme, recherche d’oisillons pour les baguer et recherche d’autres nids qui n’auraient pas encore été découverts. Ce fut l’occasion d’apercevoir quelques « Saddleback » ou Créadion rounoir (Philesturnus carunculatus) ou Tieke (Māori), oiseaux fortement menacés d’extinction qui ne survivent pas en dehors des îles « rat-free ». En parlant de cela, ce fut la semaine de frayeur pour le DOC et l’équipe de recherche après avoir retrouvé deux œufs cassés dans un nid et des crottes de souris dans la hutte où dort l’équipe. Au final il apparaît que les crottes de souris n’étaient pas récentes et surement tombés d’une étagère pas souvent nettoyée, et que les œufs abimés résulteraient surement de la prédation d’autres oiseaux. Semaine bien remplie !

Pendant ce temps Pierre se dirige dans le nord de l’île à bord du vaisseau du DOC : « Hananui » (nom Māori de Mount Anglem, mont le plus haut de l’île). Avec Paul, Natalia et Becky, la mission est de faire le tour de 10 enclos répartis dans les forêts « vierges » du nord de l’île. Ces enclos de 10×10 m ont été mis en place il y a 20 ans afin de mesurer l’impact des cervidés (essentiellement les daims et les cerfs) sur la forêt par rapport à celui des opossums (introduits depuis l’Australie). Ces trois espèces ont en effet été introduites pour la chasse  (viande et fourrure), et causent de gros dégâts sur les forêts de basse altitude. Les cervidés s’attaquent aux jeunes pousses des espèces à feuillage tendre (Schefflera digitata, Griselinia littoralis… voir même Metrosideros umbellata) et limitent fortement leur régénération. Avec les enclos, il est possible de voir une nette différence quant à la régénération. Les opossums s’attaquent aux nouvelles pousses que ce soit sur les juvéniles comme sur les adultes (ils passent la majeure partie de leur temps dans les arbres). Ainsi les enclos permettent d’observer l’impact des opossums indépendamment de celui des cervidés sur la forêt néozélandaise. Mais le déplacement sur le terrain que l’équipe a effectué n’était destinée qu’à réparer et prévenir les risques de dommages sur les enclos qui laisseraient alors rentrer tous les bambis affamés et fausseraient vingt années de recherches. Cette petite excursion dans le nord fut l’occasion de gravir Mount Anglem (ou Hananui si vous avez bien suivi) pour y voir la surprenante végétation qui y pousse. Cependant la vue était un peu limitée par la pluie, le brouillard et la grêle qui sont monnaie courante à cette altitude. Départ 18h, retour 22h avec 900m de dénivelé : le repos fut bien mérité !

Après un weekend de repos, une nouvelle semaine excitante nous attend. Nous travaillons le soir, dès la tombée de la nuit, de 22h jusque 2h du matin, à la recherche des seuls mammifères initialement présents en Nouvelle-Zélande : les chauves-souris. Il en existe deux espèces, « short tailed bat » ou petite Chauve-souris à queue courte de Nouvelle-Zélande (Mystacina tuberculata) ou Pekapeka-tou-poto (Māori) et « long-tailed bat » ou Barbastelle de Nouvelle-Zélande (Chalinolobus tuberculata) ou Pekapeka-tou-roa (Māori). Une colonie de « long-tailed » s’est établie près d’Oban et l’objectif de l’étude est donc de couvrir l’ensemble du réseau routier et de cheminement piéton à l’affût du moindre froissement d’ailes. Equipé d’un boitier émetteur d’ondes qui permet de mettre en évidence le vol des chauves souris par une fréquence particulière, nous voilà donc lancés. Au rendez-vous de ces ballades nocturnes : rats, opossums, daims, mais aussi puffins fuligineux « muttonbirds ou sooty shearwater » (Puffinus griseus) ou Tīti (Māori) et les petits manchots pygmés « blue penguins » (Eudyptula minor) ou Korora (Māori), sans parler d’autres mystérieuses espèces de la nuit… L’expérience fut intéressante et le travail inversé (travail de nuit et repos pendant le jour), pas si déplaisant !

Accompagnés de Paul à la guitare, voici en exclusivité la chanson du DOC et sa traduction :

2 réflexions sur “Nouvelles expériences au DOC

  1. De retour de Macédoine, je lis les derniers articles postés! Pierre, j’adore tes locks!!! =)
    Je pense bien à vous. Bisous bisous

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