Christmas break

Les vacances de Noël arrivent, ce qui nous laisse le temps de rédiger nos premiers articles sur le blog et de préparer nos futures aventures. Mais c’est aussi le temps des fêtes. La plupart de nos collègues ont quitté l’île pour rejoindre leur famille sur les îles principales. Du coup l’esprit de noël et la neige étant durs à trouver ici, nous passons ces journées de manière assez simple en essayant tout de même de se préparer un dîner élaboré (sans riz quoi !) pour le réveillon. Pour le nouvel an, certains font leur retour sur l’île et nous passons un agréable moment autour du feu à déguster Pauas, saucisses (encore et toujours !), mais aussi crêpes et marshmallows !! Kristina et James, nos voisins sont de la partie ainsi que Paul et sa famille qui anime la soirée pour le bonheur et le sourire de tous ! La nuit froide se fait sentir et la fumée qui pique les yeux, ont raison des dernières forces des enfants qui tombent sous le poids de la fatigue. Nous décidons d’attendre les 12 coups de minuit pour voir le feu d’artifice qui sonnera alors l’heure du coucher pour nous tous. Petite soirée bien agréable où l’on a pu profiter de nos derniers Pauas (yummy !!).

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Ces quelques jours de repos ont en priorité été dédiés à l’écriture de ce blog. C’est pourquoi après plusieurs jours de travail intense à la rédaction et la publication de petites nouvelles pour vous faire découvrir notre aventure aux antipodes, il est temps pour nous de profiter du soleil et de la mer pour s’évader un peu dans  entre les nombreuses îles et presque îles qui composent Paterson inlet (bras de mer qui pénètre à l’intérieur de l’île).
Nous prenons le kayak afin de rejoindre Prices inlet, presque-île ou s’installèrent les premiers européens venus chasser les baleines. Après 30 minutes de d’effort intensif à pagayer, nous arrivons à destination. La plage est magnifique et l’on se croirait presque en vacances… Nous entamons alors la petite marche qui nous conduit à l’ancien repère où vivaient ces premiers aventuriers. Les ruines sont encore visibles, et l’on peut toujours voir les fondations  de l’ancien atelier où étaient réparés les bateaux, mais aussi les anciens quais. Il est alors difficile d’imaginer ce petit paradis, à l’époque occupé par les bateaux de pêche toussant une épaisse fumée noire de charbon, sur un fond de saccade industrielle, rythmée par la forge et les marteaux des charpentiers ; pendant que les marins, usés par ces longs mois en mer, déchargeaient alors le fruit de leur pêche miraculeuse la bouteille aux lèvres ne se préoccupant guère de l’odeur fétide qui devait attirer les mouettes par centaines.
Ce carnage ne dura que huit ans (1924-1932) avec un pic de 40 000 baleines tuées en 1931-32, jusqu’à ce que d’autres chasseurs de baleines vinrent à leur tour en masse s’installer dans le sud de la Nouvelle-Zélande, et jusqu’à ce qu’une prise de conscience générale, aux vues de la raréfaction rapide de ces gros mammifères, interdise définitivement leur chasse. Cette époque est donc bien révolue, mais les traces des chaluts sont encore visibles, une aubaine pour notre imagination. Les immenses hélices entassées le long de la baie offrent maintenant au visiteur une place de choix pour admirer les « Oystercatcher » ou Huîtrier variable (Haematopus unicolor) ou Torea/Toreapango (Māori) ayant élu domicile sur une carcasse métallique étonnamment plantée au milieu de la baie.

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