Arbres et arbustes 1 : fleurs et fruits

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Clianthus puniceus

Famille : Fabaceae

Rusticité : zone 9-8

Voici un petit arbuste aux fleurs surprenantes. Il est originaire de l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande, où il est désormais rare. Dans son environnement naturel ou dans des conditions de croissance idéales, l’arbuste peut atteindre une hauteur maximale de 3m. Son nom commun est « Kakabeak scrub », en raison de sa fleur en forme de bec («  Kaka » étant le nom commun donné à un des perroquets de Nouvelle-Zélande). La couleur des fleurs est rouge claire, mais certains cultivars ornementaux sont blancs. Comme de nombreuses légumineuses les feuilles de C. puniceus sont composées pennées et apportent une originalité notable en comparaison avec les autres arbres et arbustes de la flore néozélandaise. Cet arbrisseau supportera des gels passagers jusqu’à -8°C mais il reste cependant assez fragile aux grands froids.

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Hebe elliptica

Famille : Scrophulariaceae

Rusticité : zone 8

Voici un genre des plus caractéristiques aux îles de Nouvelle-Zélande. Les véroniques, comme on les appelle chez nous, se sont emparées de ces morceaux de terre par où elles ont, petit à petit, coloniser cette grande diversité d’espaces, évoluant ainsi en de nombreuses espèces aux formes et couleurs remarquables. H. elliptica est naturellement présente en Nouvelle-Zélande, mais également dans le sud de l’Amérique du Sud, où elle peut former de petits arbustes pouvant atteindre une hauteur de 1m de haut sur autant de large. Elle pousse facilement dans les espaces ouverts de bords de mer, comme les arrières de plages ou les falaises littorales. Le port buissonnant de cette véronique est sympathique, et comme bon nombre de plantes du genre, son feuillage opposé, persistant et coriace est assez ornemental. En été les fleurs blanches ou mauves pâles apparaissent à l’extrémité des branches, formant alors une jolie petite mosaïque blanche à la surface de l’arbuste. Déjà cultivée en Europe où elle s’acclimate assez bien, on la retrouve même naturalisée sur certaines îles de l’ouest Finistère.

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Leptospermum scoparium

Famille : Myrtaceae

Rusticité : zone

C’est peut-être une des plantes les plus emblématiques de la Nouvelle-Zélande,  bien que l’on rencontre d’autres Leptospermums en Australie. Elle est déjà présente dans nos jardins, surtout dans l’ouest, où les conditions climatiques sont les plus semblables à celles du pacifique sud. Cependant on ne pouvait omettre d’en parler tant sa présence est omniprésente dans les maquis forestiers ou sur le littoral, où ces plantes peuvent former de véritables forêts, presque monospécifiques qui sont le repère préféré des kiwis. La canopée fermée renferme très souvent un sous-bois très encombré de branchages, parsemé de grandes graminées (souvent Ghania procera) lorsque la lumière arrive à percer par endroits ; ce qui en fait un paysage notable et assez représentatif des forêts marécageuses de basse altitude. Ce décor assez sombre et peu chaleureux se transforme comme par enchantement à la belle saison, en se couvrant de milliers de fleurs blanches et rosées, qui font alors le bonheur des abeilles et autres insectes nectarifères. Le miel alors réalisé à partir des fleurs de Manuka (nom maori) est très apprécié pour sa saveur mais aussi pour ses propriétés médicinales.

Bref, c’est une plante pleine de ressources qu’il fait bon avoir dans son jardin !

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Le saviez-vous ?

Tous les miels contiennent du péroxyde d’hydrogène (antiseptique), produit par une enzyme spécifique au miel. Le miel de Manuka, possède des propriétés antibactériennes et antiseptiques spécifiques (qui lui sont propres), avec une action 10 fois supérieure à celle des autres miels. Il est ainsi efficace sur des bactéries multirésistantes (entérocoque et/ou staphylocoque doré) et possède aussi des propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes (brûlures et ulcères), ainsi qu’une action de diminution des oedèmes, d’augmentation de la circulation sanguine et d’accélération de la cicatrisation (dit-on). On peut aussi ajouter l’action sur les voies digestives et intestinales. Evidemment, tout un business s’est créé autour de ce miel aux propriétés surpuissantes et maintenant, le pot de miel de Manuka plus ou moins pur coûte les yeux de la tête ! Car si l’on rentre dans le système UMF (Unique Manuka Factor) ou MGO Manuka honey (Methylglyoxal Manuka honey), on n’est pas sorti de l’auberge ! Nous vous passons donc les détails, mais si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à nous demander.

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Cyathoides juniperina

Famille : Epacridaceae

Rusticité : zone

On la retrouve bien souvent dans les forêts de Manuka mais aussi dans les forêts de Podocarpes où elle s’installe tranquillement dans le sous-bois à l’abri des grands arbres. Cet arbuste pourra atteindre 3 à 4 m de haut dans de bonnes conditions. Le port naturel de la plante est très élégant ; les branches érigées sont minces et d’aspect fragile, mais elles s’avèrent au final souples et très résistantes. Les feuilles nous rappelant celles des Taxaxcées (cf. juniperina), elles sont fines et gracieuses mais tout de même un peu piquantes. L’ensemble est homogène, délicat, le tout nuancé d’un vert trempé qui s’adoucit aux extrémités. La floraison se remarque à peine, mais la fructification ajoute beaucoup de charme, en ponctuant le buisson de petites boules blanches qui s’inscrivent comme un point final au dégradé de vert qui s’échelonne du cœur vers l’extérieur de la plante. Discrète mais pas pour autant fragile, on appréciera cette plante pour l’ambiance de tranquillité qu’elle saura apporter au lieu.

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Knightia excelsa

Famille : Proteaceae

Rusticité : zone

Il est l’un des deux représentants de la famille des Proteaceae en Nouvelle-Zélande. Cet arbre se rencontre sur l’île du Nord et le nord de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande. Il affectionne les climats doux et humides pendant l’été. Les fleurs de cet arbre sont assez surprenantes lorsque l’on voit apparaître au détour d’un chemin, une inflorescence mesurant plus de 20 cm qui surgit directement de l’écorce. Cette plante est donc coliflore, ou en d’autres termes, la fleur apparaît directement de sous l’écorce du tronc ou des branches. La fleur est magnifique et inhabituelle comme la plupart des fleurs de Protéaceae. Un peu gélive et affectionnant l’humidité elle est sans doute assez difficile à acclimater dans nos jardins européens.

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Weinmannia racemosa

Famille : Cunoniaceae

Rusticité : zone 9

W. racemosa est l’espèce la plus répendue dans les forêts de basse altitude. La plante peut atteindre une vingtaine de mètre de haut et un peu moins de large dans son climax forestier, mais tendra à rester sous forme d’arbuste quand elle est plantée de manière isolée. Au printemps cet arbre est dans les premiers à se couvrir de jolies fleurs roses-rougeâtres qui colorent agréablement les bosquets et qui apportent un peu de chaleur et de douceur au paysage, alors que le thermomètre n’affiche encore que trop rarement les 15°C. Bien souvent mélangé avec Metrosideros umbellata sur la côte, ils forment un duo intéressant tant dans la succession de leur floraison que dans la variété des formes et des couleurs qu’ils renvoient.

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Metrosideros umbellata

Famille : Myrtaceae

Rusticité : zone 9

C’est l’espèce du genre la plus résistante au froid. Cet arbre pousse le long des côtes, majoritairement dans la partie sud de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande. On le trouve également sur « Auckland Island », île néozélandaise située au milieu de l’océan arctique. Cependant la résistance au froid de cette plante reste quelque peu limitée pour notre continent, où même dans les endroits les plus doux, les températures se montrent parfois très négatives…  Cependant cet arbre peut valoir le détour pour des endroits bien protégés des grands froids. Il peut atteindre plusieurs dizaines de mètre de haut et rivaliser en grosseur de tronc avec les hêtres de nos forêts. Les feuilles sont fines et épaisses, d’un vert brillant qui le rendent facilement reconnaissable par jours de beau temps. A la fin du printemps les nouvelles pousses apparaissent pour donner à l’arbre une magnifique teinte rouge. Dans la foulée, c’est au tour des fleurs d’éclore, et là, attention les yeux, le spectacle vaut le détour. L’arbre est en effet couvert de nombreuses fleurs aux étamines rouges qui font alors de lui l’arbre le plus remarquable de la forêt…

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