Arbres et arbustes 2 : port et feuillage

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Pittosporum eugenoides

Famille : Pittosporaceae

Rusticité : zone

C’est un arbuste que l’on retrouve souvent utilisé dans les aménagements paysagers, sûrement dû au fait qu’il possède une croissance assez rapide et un feuillage vert et brillant, qui passe très bien dans l’ensemble des paysages. En Europe Pittosporum tenuifolium est déjà bien connu des jardiniers, mais trop souvent sous sa forme panachée. En comparaison P. eugenoides possède des feuilles plus longues, plus brillantes et un port un peu moins dense que son homologue. Il existe de nombreuses espèces de Pittosporums répartis dans tout le pacifique.

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Pseudowintera colorata

Famille : Winteraceae

Rusticité : zone

Voici un beau spécimen de la flore néozélandaise. P. colorata est déjà commercialisé en Europe dans quelques pépinières, mais voici une petite description qui vous donnera sûrement envie de le voir quelque part dans votre jardin. C’est un arbuste que l’on retrouve dans les forêts humides de basse altitude. Il pousse souvent en compagnie de Pittosporum tenuifolium ou encore Myrsine australis, avec lesquels il partage un peu le port et la forme des feuilles. Cependant comme l’indique son nom, ce petit arbuste est beaucoup plus coloré. Le jeune feuillage est tacheté de pourpre pouvant tantôt tirer sur le rose, tantôt sur le violet, comme si quelqu’un, trouvant le décor un peu fade, avait délibérément jeté un seau de peinture rouge sur l’arbuste. La couleur se dissipe petit à petit sur les feuilles matures qui se retrouvent au cœur de l’arbre. Cette coloration naturelle le rend cependant plus difficile à placer dans un jardin, mais il trouvera toute sa place dans un coin assez neutre, entouré d’autres arbustes discrets, qu’il mettra en valeur en ajoutant un peu de contraste et de coloris à l’ensemble.

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Olearia colensoi

Famille : Asteraceae

Rusticité : zone

Cet arbuste est sans doute bien résistant aux intempéries hivernales, car bien que présent sur les littoraux, O. colensoi se développe étonnement bien en milieu « montagnard » et « subalpin ». Lorsque l’on se balade sur les sommets venteux de Stewart Island, on peut être surpris de voir cet arbuste sous toutes les formes imaginables, tentant de s’adapter au vent, à la pluie et aux températures frigorifiantes qu’il peut y avoir là-haut.  Le genre « Olearia » compte plusieurs espèces aux fleurs remarquables, mais  dans notre cas nous nous intéresserons au feuillage vert-grisé de ce petit arbuste. La plante est assez frêle. Le port et l’écorce de celle-ci nous rappellent rapidement celui d’un rhododendron vivotant. Les feuilles se situent en effet à l’extrémité des rameaux, ce qui donne à la plante un côté rustique et exotique. Elles sont vertes pâles sur le dessus, feutrées de gris sur le dessous et le rebord, finement denté, accueille avec élégance les gouttelettes déposées par la bruine, quasi omniprésente, renforçant ainsi les tons clairs et éclatants que nous renvoie cet arbuste singulier.

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Nothofagus sp.

Famille : Fagaceae

Rusticité : zone

Voici les hêtres de l’hémisphère sud ; arbres élégants qui font parti des plus majestueux de Nouvelle-Zélande. Ils occupent majoritairement les zones montagneuses, mais on les retrouve également à faible altitude dans les régions les plus froides du pays. Ces hêtres particuliers ne sont pas caducs et leurs feuilles sont plus petites et plus coriaces que celles de notre Fagus sylvatica. On rencontre différentes espèces qui se différencient assez facilement en fonction de leur feuille plus ou moins dentée. Ils peuvent atteindre des dimensions semblables à celles des hêtres européens même s’ils auraient tendance à rester plus fins. Dans les forêts de Nothofagus, la survie des animaux est directement liée à la présence de cet arbre. Les Nothofagus possèdent une fructification de masse (appelé « mast » en anglais) qui a lieu environ tous les 3 ans. Localement les arbres se mettent à fleurir tous ensembles, déversant ainsi des millions de fruits sur le sol, et recouvrant parfois la surface entière des lacs. Les oiseaux en raffolent et certains d’entre eux en sont même très dépendants. C’est le cas du Strigops habroptilus, ou Kakapo en maori qui est un perroquet terrestre (ne vole pas) et qui est aujourd’hui fortement menacé de disparition  à cause de la prédation des rats et belettes. En plus d’être  une proie, cet oiseau se reproduit uniquement pendant le « mast » qui fournit suffisamment de nourriture pour nourrir ses petits mais qui fait de lui une espèce peu reproductive.

Voilà pour la petite histoire. Les Nothofagus sont donc des arbres impressionnants qui sont un maillon essentiel de l’équilibre de ces espaces. Ils prodiguent nourriture pour la faune et refuge pour les lichens et autres mousses qui colonisent le tronc et les branches, donnant à la forêt un côté mystique aux allures de forêt enchanteresse. L’architecture naturelle de l’arbre est  apaisante et  sa tendance à former des étages en fait un arbre intéressant à travailler pour les spécialistes de l’art du jardin (ou des bonsaïs).

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Brachyglottis reinoldii ou rotundifolia

Famille : Asteraceae

Rusticité : zone 9

Brachyglottis rotundifolia ou « muttonbird scrub » est un arbuste de la famille des Astéracées que l’on trouve abondamment dans les forêts du littoral, bien souvent accompagné de Dracophyllum longifolium. Ses feuilles toutes rondes sont d’un vert brillant sur le dessus et d’un gris duveteux sur le revers, recouvrant également les jeunes rameaux. Cela lui  confère une bonne résistance aux rayons du soleil et lui permet également d’absorber l’humidité. Pour la petite histoire, les premiers colons ont utilisé pendant longtemps ces feuilles comme papier à lettre, sur lesquelles le revers laineux faisait un très bon support à l’écriture. Ainsi, les feuilles utilisées en tant que cartes postales ont été acceptées par la poste jusqu’en 1970 ! L’arbuste peut atteindre plusieurs mètres de haut et de large pour former d’immenses boules vertes, où se mêlent des parties grises voir blanches quand les nouvelles pousses apparaissent, ou lorsque la plante est malmenée par le vent. On remarque aussi que, les journées de grand soleil, la plante à tendance à redresser ses feuilles et à exposer la partie inférieure pour se protéger des UV connus pour êtres redoutables dans cette partie du globe. En plus de son feuillage déjà très ornemental, la plante possède une floraison abondante qui recouvre l’arbuste de centaines de petites fleurs blanches-vertes discrètes, toutes regroupées en pannicules à l’extrémité des tiges. Cette floraison se poursuit par la fructification peu colorée mais également remarquable.

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Myrsine divaricata

Famille : Myrsinaceae

Rusticité : zone

Ce petit arbre se rencontre souvent dans les espaces ouverts et ensoleillés, comme les bords de rivière, les zones de marais ou encore les clairières naturelles ou anthropisées. Il peut monter jusqu’à 2 ou 3 m de haut sans pour autant beaucoup s’élargir. La petite feuille cordée est très caractéristique, autant que le port retombant de l’arbuste à l’allure chamboulée. Les feuilles étant très petites, l’architecture de l’arbuste, peu habituelle et un peu agressive, est bien visible. C’est un arbuste tout en détails qui se fond bien dans la masse, tout comme il capable d’occuper les devants de la scène avec contenance. Applaudissements !

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Dracophyllum longifolium

Famille : Epacridaceae

Rusticité : zone 8

Voilà un de nos coups de cœur (hein Camille !) ! Dracophyllum londifolium est un arbuste qui peut atteindre plusieurs mètres de haut et de large (3-4 m de chaque côté au grand maximum).Il pousse communément à basse altitude près des côtes, et comme beaucoup de plantes en Nouvelle-Zélande, il supporte très bien les embruns salés. Le spectacle de ses branches souples dans le vent fait de cette rencontre une expérience singulière ! Le feuillage donne un aspect exotique à la plante rappelant un peu les « cordylines » ou les « dracaenas », d’où son petit nom. Les fleurs sont discrètes mais très esthétiques. Elles sont finement sculptées et leur couleur crème se marie à merveille avec le reste de la plante. Une fois la plante plus âgée, le tronc et les branches se couvrent d’une couleur noire contrastant fortement avec le reste de la plante et faisant ressortir ainsi le feuillage chaud et doré de l’arbuste.
A consommer sans modération !

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Dracophyllum menziesii

Famille : Epacridaceae

Rusticité : zone 8

Dans la lignée de son cousin D. longifolium, Dracophyllum menziesii est une plante assez surprenante. Elle reste cependant beaucoup plus basse (1.5 – 2m grand maximum), est les branches sont moins souples, ce qui lui donne un aspect plus érigé n’enlevant rien à ses qualités ornementales. La beauté de cette plante réside dans son feuillage. Les feuilles sont assez larges rappelant l’exotisme des « Bromeliaceae », avec en prime une coloration rouge sur les parties les plus vieilles de la plante. Les fleurs et les fruits apparaissent sur les tiges (aux entrenœuds des anciennes feuilles) avec un port retombant qui accentue la particularité de l’arbrisseau.
On rencontre cette plante dans les zones montagneuses de la Nouvelle-Zélande, ce qui lui confère une résistance au froid intéressante.

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