Les fougères

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Cyathea dealbata

Famille : Cyatheaceae

Rusticité : zone

Impossible de parler de la Nouvelle-Zélande sans évoquer les fougères arborescentes qui concèdent tant de splendeurs à ces forêts toutes droites sorties d’une autre ère, nous laissant imaginer qu’hier encore des créatures aux aspects archaïques foulaient ces lieux dignes des paysages du Carbonifère. On retrouve différentes espèces sur l’ensemble de la Nouvelle-Zélande appartenant au genre Cyathea ou Diksonia. Nous avons choisi ici de vous présenter la fougère argentée (cf. dealbata), qui est le symbole de cette jeune nation et que l’on retrouve fièrement brodée sur le cœur de leurs champions. Cette fougère est parmi les plus impressionnantes de celles que l’on peut rencontrer dans les forêts néozélandaises, on la retrouve essentiellement dans l’île du Nord et au nord de l’île du Sud où elle bénéficie d’un climat plus clément que dans la partie la plus arctique de ce chapelet d’îles. En plus d’un climat doux, elle apprécie une forte pluviométrie et se rencontre bien souvent aux abords des petits cours d’eau. Lorsque les sujets sont assez âgés (une dizaine d’année), les frondes, argentées sur le revers et vertes sur le dessus, peuvent atteindre des dimensions surprenantes, tout comme le haut stipe (6-7m) d’un noir profond et brillant qui contraste élégamment avec le reste de la plante. Cette fougère permet à chacun d’y trouver son compte, grâce à ses couleurs si spéciales, ses formes d’un autre temps ou ses dimensions imposantes, et elle pourra trouver sa place dans les jardins des plus chanceux qui bénéficient d’hivers cléments et d’étés un minimum arrosés.

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Blechnum discolor

Famille : Blechnaceae

Rusticité : zone

Le genre blechnum se retrouve sur la face entière du globe, mais celui-ci est, ma fois, assez exceptionnel. Plus que commun, voire abondant, il couvre le sol des forêts de basse et moyenne altitude. Si vous suivez un peu le blog, vous vous rendrez vite compte qu’on le retrouve sur de nombreuses photos. Ce blechnum a la particularité de pousser sur un stipe comme une fougère arborescente bien qu’il n’en soit pas une (on rencontre ce phénomène chez de nombreux blechnums d’Amérique du sud sur un autre genre, ….). Ce stipe a cependant une croissance limitée puisqu’il pourra atteindre une hauteur maximum de 1m. Il pousse bien souvent dans des espaces plutôt secs (pour la Nouvelle-Zélande) où il est plus compétitif que les autres plantes et où on le retrouve bien souvent accompagné de plusieurs congénères. C’est bien en cela que réside le charme de cette plante qui offre un spectacle discret car omniprésent, juste à hauteur de notre regard. La scène n’est cependant pas figée, et évolue au cours des saisons ; à la fin de l’hiver les frondes modifiées (forme plus fine et plus rigide) portent alors les spores* qui surgissent du cœur de la fougère. Puis c’est au tour des nouvelles feuilles vertes pâles, voire blanches (cf. discolor), de se dérouler au fil des jours, apportant alors un peu de lumière au sous-bois ombragé. Cette fougère fait partie des plantes qui créent le charme des lieux dans lesquels elle pousse. Et quel ne serait pas le plaisir de pouvoir recréer cette atmosphère près de chez nous, afin de voyager et de s’évader un peu encore, au cœur de ces forêts et sentiers que nous avons tant aimé.

 

*chez les blechnums, la plupart des espèces ne développent pas de spores sur les frondes chargées de faire la photosynthèse,  mais produisent annuellement plusieurs frondes « reproductrices » à l’aspect plus coriace et recroquevillé qui portent les spores.

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Asplenium obtusatum

Famille : Aspleniaceae

Rusticité : zone

C’est une petite fougère que l’on retrouve le long de la côte. Elle forme de jolies petites touffes qui colonisent les rochers ou les interstices à la recherche d’un peu de substrat. Elles aiment la pleine lumière mais peuvent également supporter un peu d’ombre. La  feuille rigide de ce petit asplénium  est recouverte d’une couche brillante qui la protège des embruns et une fois matures, les feuilles sont légèrement dentées. Tout ces petits détails la rendent aussi très belle, en particulier lorsque les rayons du soleil miroitent sur les jeunes feuilles qui se dressent fièrement hors du lot. Cette petite fougère se développera très bien dans les interstices d’un petit muret ou d’une rocaille, où elle pourra supporter quelques épisodes de sécheresse si elle n’est pas située en plein soleil. Discrète et résistante aux embruns elle saura donner à l’espace une petite touche d’exotisme avec ces feuilles brillantes aux allures d’ailleurs.

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Sticherus cunninghamii

Famille : Gleicheniaceae

Rusticité : zone

Cette fougère se rencontre dans les forêts d’altitude, d’où une bonne résistance aux températures négatives…ce qui est un bon point. Mais au-delà de cela, le genre Sticherus est assez singulier et les frondes sont différentes de la représentation que l’on se fait tous (ou presque) d’une fougère. Il y a en effet une seule fronde dichotomique* qui sort de terre, en haut de laquelle les parties foliaires restent à plat ; l’ensemble pourrait ressembler à deux mains colées poignet contre poignet la paume ouverte vers le ciel (ouf, pas facile ! regardez la photo ce sera plus simple). Bref tout ça pour dire que l’on en voit pas tous les jours des comme ça ! La fougère se multiplie assez rapidement par des rhizomes souterrains et comme B. discolor elle semble apprécier les terrains assez secs. Une fougère intéressante aux formes inattendues qui trouvera sa place dans de nombreuses situations.

 

* feuille se séparant en deux, et parfois à plusieurs reprises le long de la fronde.

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Lycopodium fastigiatum

Famille : Lycopodiaceae

Rusticité : zone

Cette petite plante fait bien partie de la grande famille des fougères (Ptéridophytes) et son petit nom est originaire du grec lukos « loup » et podion « petit pied » faisant allusion à la ressemblance de certaines pousses avec une patte de loup. On retrouve cette petite plante assez particulière (comme tous les lycopodiums) dans les zones humides de basse altitude. Elle se développe facilement le long des talus en bord de chemin, où elle trouve suffisamment de lumière, sur un espace peu colonisé par les autres plantes. Les feuilles, petites et rampantes, ressemblent légèrement à des écailles de conifères. Les inflorescences qui ressemblent à des cônes longiformes sont assez spéciales et rajoutent beaucoup d’originalité à la composition de bouquets de fleurs. C’est donc une plante qui peut être installée pour couvrir des surfaces nues et difficiles à végétaliser, tout comme plantée au pied d’un buisson, qu’elle se fera le plaisir d’escalader pour y ajouter un peu de mouvement et de forme (attention tout de même à ne pas se laisser envahir !).

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