Les vivaces 2 : les buissonnantes

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Astelia nervosa

Famille : Liliaceae

Rusticité : zone 8 – 9

Encore un genre surprenant que l’on peut rencontrer sous de nombreuses formes en Nouvelle-Zélande. Les Astelias sont de magnifiques vivaces dont les feuilles rappellent un peu celles des autres Liliaceae (Phormiums…) ou celles des grandes Cyperaceae. Son feuillage est compact, persistant et d’une couleur quasiment gris métal. Quelle sensation lorsque l’on croise cette plante au milieu des forêts sombres de Nothofagus ! C’est à s’en demander si le paysage est bien réel. Les touffes peuvent atteindre, dans de bonnes conditions, des dimensions supérieures à 1 m sur 1 m pour le bonheur des yeux. L’espèce est dioïque, il faudra donc un pied mal et un pied femelle si l’on veut obtenir des graines. Cependant, la multiplication végétative permet rapidement d’étendre cette plante à de nombreux recoins du jardin.

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Xeronema callistemon

Famille : Liliaceae

Rusticité : zone 9

Attention les yeux, voici une plante qui en jette ! C’est une plante de la famille des Liliaceae, ce qui se remarque un peu à la morphologie de ces feuilles, qui ressemblent un peu à celles des Iris(les Iridaceae étant assez proche des Liliaceae). Elle est plutôt rare dans la nature, en effet elle a été découverte sur les îles « Poor Knights » situées à l’extrême nord de la Nouvelle Zélande. La plante peut atteindre une hauteur de 1m de haut et former des touffes de 1 à 2 m². L’inflorescence quant à elle, ressemble fortement à celle des Callistemons voir des Grevilleas. On peut  en effet la décrire comme une brosse horizontale constituée de dizaines de petites fleurs rouge écarlate qui donnent au tout un caractère ravissant. Cette plante est assez gélive mais se porte très bien en pot. Encore une beauté de la nature…

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Libertia grandifolia

Famille : Liliaceae

Rusticité : zone 8-9

C’est une petite vivace cespiteuse que certains d’entre vous doivent déjà connaître. Déjà commercialisé en France, on la retrouve surtout dans l’ouest où le climat océanique lui plaît beaucoup. La plante pousse naturellement au bord des rivières et dans les sous bois-humides de l’île du nord et du nord de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande. Tout comme X. callistemon, les feuilles ressemblent à celles des Iridaceae mais sont un peu  plus fines et plus souples. Les touffes vertes de 50 cm (voir plus) de hauteur mesurant autant de large sont divinement contrastées par de délicieuses grappes de fleurs blanches rappelant celles des lys. Cette plante est un peu sensible au gel, mais se cultivera facilement des les régions aux hivers doux.  On peut également citer Libertia pergrinnans et Libertia ixioïdes qui forment des touffes un peu moins importantes, mais dont la couleur orangée du feuillage et la résistance au froid, en font des plantes aux atouts séduisants…

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Arthropodium cirratum

Famille : Asparagaceae

Rusticité : zone 9-8

Cette jolie plante persistante est endémique de Nouvelle-Zélande. Dans la nature, on la trouve sur la côte ouest de l’île du Sd, mais elle est couramment utilisée comme plante ornementale. Elle était autrefois importante pour les Maoris qui consommaient les rhizomes de la plante une fois cuits.  Les feuilles mesurent 40 à 60 cm de long pour parfois 10 cm de large. Le port de la plante est assez retombant, ce qui ne la rend pas aussi haute que l’on pourrait le croire ; mais lorsqu’elle est bien installée, la plante peut former d’importantes colonies. Les fleurs sont proches de celle des Liliaceae (comme son nom commun l’indique : Renga-renga lily), les pétales sont blancs mais les étamines colorées de jaune, de rouge et de blanc ajoutent une touche de couleur au tout. En plus de toutes ces qualités ornementales, la plante est assez rustique et le seul bémol c’est que ce petit trésor plaît autant aux limaces et escargots, qu’aux jardiniers…

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Euphorbia glauca

Famille : Euphorbiaceae

Rusticité : zone

On rencontre peu des plantes de la famille des Euphorbiaceae sur le sol néozélandais, peut-être bien car la famille et le genre Euphorbe sont déjà divinement bien représentés par  E. glauca. On la croise le long des plages où elle supporte très bien les embruns salés et le sol sableux qui fournit aux racines un substrat très drainant. Comme peut le suggérer son nom d’espèce, les feuilles de cette charmante euphorbe sont d’un gris-bleuté (glauque  en somme) tranchant nettement avec la tige et les fleurs rouge sang qui donnent à la plante tout son caractère. On repère ce petit joyau de loin sur la plage, grâce à son port bien fourni et ses couleurs surprenantes. Cette espèce est assez menacée au même titre que de nombreuses espèces des espaces dunaires. Elle est cependant très appréciée par les jardiniers, ce qui a permis de maintenir cette espèce en culture et ainsi de la sauver d’une réelle menace de disparition.

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