Prise de hauteur et découvertes culinaires

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De mieux en mieux organisés pour faire la cuisine dans notre studio « magique », nous nous lançons à la découverte des saveurs et des petits plats aux couleurs locales !

Pour cela, il suffit de passer le pas de la porte, d’ouvrir 3 cocos qui traînent dans le jardin pour en récupérer l’eau parfumée et un peu de chaire. On fait évaporer l’eau tout en cuisant la coco coupée en dés fins afin d’en tirer un liquide plus épais et concentré de saveurs. Un peu de lait, de curry et d’assaisonnement, et voilà la sauce est prête. Il ne reste plus qu’à cuire nos deux filets de loches avec une noisette de beurre, ajouter à cela une petite louche de riz en garniture (on n’allait pas s’en passer comme ça !), le tout accompagné de notre sauce maison et le dîner est servi ! Bon appétit !

Sur cette lancée, nous nous rendons au marché de la ville de Nouméa, peu fréquenté pour un samedi matin. Un petit tour entre les papayes, bananes, pitayas (ou fruit du dragon), avocats, oranges, citrons, piments, confitures, ignames, taros …etc, histoire de s’en mettre plein les yeux et de repérer les bonnes affaires. Nous nous arrêtons également chez un maroquinier qui vend, entre autre, des sabres d’abattis avec leur fourreau en cuir, l’accessoire indispensable du Calédonien !

La bourse légère, nous nous décidons pour quelques bananes « poingo » et 2 avocats. En chemin pour la poissonnerie, nous nous laissons tenter par un nem au crabe appétissant que nous vend une petite mamie Vietnamienne, à l’accent authentique nous rappelant notre chère mamie Thi-Thu. Les papilles animées par le génie de la cuisine asiatique, nous parcourons les étales où se côtoient poissons et crustacés de toutes sortes. Sous ce faré, d’où se dégagent saveurs et odeurs  de la mer, on peut se procurer, auprès des pêcheurs locaux, des poissons renommés comme le « Perroquet » aux couleurs bleu turquoise, le « Dawa » roi de la mer et même un petit gris (requin) qui n’a pas eu de chance ! Située au bord de l’eau, la poissonnerie offre une belle vue sur la baie de la Moselle où s’exercent des apprentis pêcheurs, sur une toile de fond bleue où s’alignent les yachts et les voiliers, aux dimensions presque excessives…

La journée s’ensuit par une plantation d’espèces végétales de forêt sèche (écosystème en danger) organisée par la mairie de Nouméa, le Parc Zoologique et Forestier, WWF, afin de revégétaliser la forêt sclérophylle encore présente sur le Ouen-Toro (point culminant de Nouméa). Le temps de s’y rendre en vélo et la plantation est déjà terminée… L’estomac en alerte après cette matinée de tentations et tous ces efforts, nous nous arrêtons pique-niquer tout en profitant de la vue sur le lagon. Après quelques cabrioles dans les niaoulis (Melaleuca quinquenervia) nous repartons sur l’Anse Vata pour profiter des dernières lueurs de la journée et d’une baignade en mer.

Nous partons le lendemain pour une randonnée sur les crêtes situées autour des Monts Khogi. Nous suivons notre guide Vincent pour nos premiers pas dans la forêt humide calédonienne. Le spectacle est sans pareille, les banians aux racines multiples, les fougères arborescentes et les palmiers endémiques composent un décor titanesque ! Puis, nous parcourons plus loin une forêt de niaoulis dont la couleur blanche de l’écorce et la taille souvent modeste rappellent de loin notre bouleau. Cette forêt surprenante, composée d’une seule espèce arbustive et de graminées, est typique des zones de forêt ayant brûlé. Après une marche assez aisée parmi les géants de la forêt, nous attaquons les crêtes à la découverte du maquis minier d’altitude. Les blocs de roches et la bruine offrent un décor qui nous rappelle étrangement la Nouvelle-Zélande ! De plus, les îles étant relativement proches, elles partagent de nombreux genres botaniques communs (Metrosideros, Astelia, Dracophyllum…) qui renforcent ce sentiment familier. Malgré les conditions climatiques, nous sommes enchantés par cette balade, où les plantes sont plus belles les unes que les autres, pour ne citer que la plus surprenante d’entre elles : Xeronema moorei qui est bien à l’image des beautés que l’on a pu entrevoir ici ! La rencontre soudaine, dans ce paysage de tempête et de bruine, de grands araucarias (A. muelleri) qui s’accrochent de toutes leurs forces aux crêtes effilées de la « Chaîne » (nom du relief montagneux qui traverse l’île du nord au sud) fut également un spectacle saisissant. Cependant, une fois arrivé tout en haut, il a bien fallu redescendre …ce fut alors une autre histoire pour les cuisses et les genoux, mais la rencontre de Drosera neocaledonica sur les pentes glissantes de serpentine (roche rouge riche en minerai) et notre passage près d’une jolie cascade en valurent finalement bien la peine !

Une réflexion sur “Prise de hauteur et découvertes culinaires

  1. J’aime beaucoup la Basselinia et les Xeronema (goupillons rouges) , vraiment surprenantes et aussi la magnifique Drosera neocaledonica

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