Petite halte à l’ombre des grands pins

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Après une dernière semaine de travail assez mouvementée et une nuit tardive à fignoler nos projets de stage ainsi qu’à préparer nos paquetages, nous voici prêts à vivre deux semaines de découverte, tout d’abord sur l’île des Pins, puis dans le nord de la Grande Terre.

Nous arrivons de bonne heure sur les quais avant d’embarquer sur le «Betico 2 » (prononcez Bétichio, un peu « à la corse »), qui réalise la liaison trois fois par semaine entre Nouméa et l’île des Pins. D’ailleurs, nous remercions tout spécialement Olivier, qui nous a bien aidés ce matin là ! Avec nos deux gros sacs et nos deux vélos nous nous évadons de Nouméa en prenant le large, cap vers le sud, sous un ciel mitigé qui nous offre un levé de soleil inédit et un arc en ciel aux couleurs exceptionnelles.

Après trois heurs de navigation un peu mouvementée, nous pouvons entrevoir l’île des Pins qui nous dévoile déjà des couleurs et des paysages paradisiaques, le tout exalté par un soleil éclatant. Une fois débarqués, nous enfourchons nos vélos pour rejoindre le camping de Nataiwatch et profiter de cette belle journée pour souffler et se reposer un peu !

La baie de Kanumera toute proche nous ravie de son charme. C’est l’occasion de flâner au bord de l’eau turquoise et d’admirer le rocher central (appelé « Rocher sacré de Kanuméra »), sacré pour les tribus de l’île, et à la présence imposante. On pousse la balade un peu plus loin en empruntant le chemin côtier autour de la presqu’île de Kuto (où nous avons débarqué) et qui se trouve dans la continuité de la baie. Nous marchons alors sur une voûte de roche calcaire sculptée par les flots. On se sent peu rassuré de déambuler sur une épaisseur maigre de roche au dessus de quelques mètres de vide, mais la végétation luxuriante composée de nombreux Pandanus et Araucarias nous fait lever les yeux et oublier le « danger ». Le sentier nous offre une place de choix pour observer l’ancien platier découvert par les eaux. A condition d’être un minimum discret, on peut apercevoir crabes, poissons et oiseaux marins dans ce milieu ou se rencontrent terre, mer et anciens récifs coralliens. De temps à autre la muraille calcaire laisse place à de petites criques de sable où il fait bon se dorer au soleil et tenter quelques figures acrobatiques. C’est vraiment agréable de se sentir un peu déconnecté du temps, et cela tient tant au côté mystique de cette île, que par l’impression de paix qui y est présente. Le vent qui se lève soudainement et les nuages qui voilent désormais le soleil descendant, nous pressent un peu sur la fin de la marche. Malgré le rythme qui s’accélère nous sommes attirés par un éclat de couleurs vives qui apparaît d’entre les racines d’un arbre. Nous sommes surpris de voir un « tricot rayé » qui semble inanimé, à cet endroit pratiquement inaccessible depuis l’eau. Mais soudain le reptile sort de sa sieste, ce qui rassure Camille qui était prête à le remettre à l’eau. Nous continuons notre chemin au grès des paysages surprenants et des arbres aux formes remarquables. Ravis par cette première journée de découverte, nous entamons, de retour au camping et après un petit dîner-couscous, une partie de scrabble histoire de nous achever avant un sommeil bien mérité.

Après de nombreuses heures de sommeil, nécessaires pour combler celles manquées de la nuit précédente, nous nous réveillons dans la matinée bien avancée, sous un ciel quelque peu grisonnant. Direction le pic N’Ga qui domine l’île du haut de ses 262m. Nous essuyons quelques gouttes de pluie avant de commencer l’ascension sous un soleil de plomb ! La croix chrétienne et les pins qui marquent le sommet nous servent de ligne de mire, tout au long d’une marche tranquille et réchauffante en cette fin de mois de juin plutôt fraîche. Arrivés sur les hauteurs, nous avons une vue quasi panoramique sur l’île. On peut apercevoir le ferry qui attend dans la baie de Kuto avant de repartir vers Nouméa en fin d’après-midi. Nous faisons également un tour d’horizon du trajet et des étapes que nous avons entrepris de faire les jours suivants, en scrutant, depuis le point de vue, cette carte grandeur nature de l’île qui nous permet d’en apercevoir les quatre coins. Entre autres, le village de Vao, la profonde baie d’Upi, mais aussi l’extrémité Est de l’île où se trouve la baie des crabes. Les estomacs un peu creux après cet effort, nous retournons au camping où nous attend notre déjeuner, avant de reprendre les vélos pour découvrir les plages de sable blanc de la baie de Kuto et de celle des rouleaux.

C’est parti pour une virée sur nos fidèles destriers, un beau moment à deux, même si les traces de pneus que nous laissons sur le sable donnent un aspect un peu moins glamour au tableau. Nous traversons ensuite un petit morceau de forêt dans laquelle nous faisons notre première rencontre avec les fourmis électriques – Wasmannia auropunctata est une espèce envahissante, qui, en plus d’être très agressive envers les reptiles, les fourmis natives et les autres insectes des forêts, inflige des piqûres dont on ressent les effets tétanisants pendant quelques heures. Et même si l’on s’imaginait ces petits monstres pires que cela, le paysage de la baie des rouleaux nous fait vite oublier les démangeaisons. Dans un site paradisiaque et sous un soleil généreux, nous nous jetons à l’assaut des vagues dans une eau rafraîchissante. Le moment est magique et nous nous livrons à une petite séance de photos du genre « pub pour certain gels douche » histoire de garder les couleurs enchanteresses gravées à jamais ! On aperçoit le ferry tracer sa route loin de là, vers Nouméa. C’est donc bientôt la fin de journée (ou plutôt du jour) et nous attendons le coucher de soleil qui s’annonce magnifique. Heureux d’avoir profité pleinement de la tranquillité qui règne hors de la saison touristique sur l’île, nous revenons à notre Q.G savourer la douceur du soir autour d’un bon repas et d’un plateau de scrabble pour la revanche de Pierre !

Une réflexion sur “Petite halte à l’ombre des grands pins

  1. Que dire?? Ce blog nous aura tenu en haleine jusqu’au bout; quel plaisir de vous retrouver dans vos aventures enchanteresques (pour nous, restés en métropole).
    Un bien beau cadeau pour ce début d’année 2013.
    On vous souhaite « tout le bonheur du monde », et encore merci pour ce magnifique partage au coeur de vos émotions.

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